Dans le Jura, l’histoire inspirante de Maé Viret, un garçon de 9 ans atteint d’une maladie génétique rare, fait vibrer la communauté sportive. Avec le soutien indéfectible de sa famille, Maé a relevé un défi hors norme : boucler un triathlon de 66 km, mêlant natation, vélo et course à pied. Ce parcours n’était pas seulement un exploit sportif, mais un symbole puissant de courage et de résilience face à l’adversité. Cette aventure, née d’une initiative liée au Téléthon, a mis en lumière comment le sport adapté peut devenir un vecteur d’espoir et de dépassement, même pour les plus jeunes confrontés à des maladies rares. Au fil des kilomètres et des obstacles, la détermination de Maé et de sa famille a ouvert une nouvelle page sur l’engagement familial dans le sport et la solidarité, insufflant une motivation authentique à toutes celles et ceux qui suivent leur parcours.
Le triathlon de 66 km dans le Jura : un défi familial et sportif adapté
Chez les Viret, le sport est profondément ancré dans les gènes. Guillaume, le père et professeur d’EPS passionné, transmet son goût de l’effort à ses deux fils, Élyo et Maé. Pourtant, Maé vit avec la maladie KCNB1, une maladie génétique rare qui affecte son développement moteur et cognitif. Ce triathlon en équipe, initié à l’occasion du Téléthon, a pris la forme d’un défi sportif solidaire, adapté aux capacités de chacun, pour montrer que la maladie ne définit pas les limites du possible.
- Natation : 4 000 mètres au total, répartis entre Maé (500 m), Élyo (1 500 m), Guillaume et son frère (2 000 m).
- VTT : 10 km parcourus par Maé avec l’assistance de sa famille à pied.
- Course à pied : 40 km en relais, complétés par la famille Viret.
Ils ont franchi la ligne d’arrivée après huit heures d’effort, un moment gravé dans leur histoire familiale et dans le cœur de tous ceux qui soutiennent le triathlon adapté aux personnes atteintes de maladies rares.
| Discipline | Distance (km) | Participant | Durée approx. |
|---|---|---|---|
| Natation | 4 | Maé, Élyo, Guillaume, frère de Guillaume | 2h34 |
| VTT | 10 | Maé accompagné | Variable |
| Course à pied | 52 | Maé, Élyo, Guillaume | 5h30 |
Une chute, des points de suture, mais pas d’abandon
La détermination de Maé s’est aussi illustrée face à l’adversité. Lors de l’étape VTT, alors qu’il approchait de l’arrivée, une chute l’a fait se blesser au menton. Quatre points de suture et un passage aux urgences n’ont pourtant pas suffi à stopper son élan. Forte de ce courage, la famille a poursuivi l’effort ensemble, complétant les kilomètres restants à pied en relais.
- Chute lors de la descente en VTT, blessure au menton
- Intervention rapide aux urgences pour quatre points de suture
- Retour immédiat au défi avec une détermination exemplaire
- Course à pied complétée de nuit, jusqu’à 3h30 du matin
Cette épreuve aura montré que le sport adapté et le défi familial sont des forces puissantes face à la maladie rare – une vraie leçon de persévérance et d’amour du sport.
La maladie rare KCNB1 et la motivation au cœur du parcours
Découverte lorsqu’il était encore bébé, la maladie génétique KCNB1 dont souffre Maé touche une centaine de cas confirmés en France et environ 200 dans le monde. Cette maladie ralentit sévèrement son développement physique et mental, mais il est accompagné par un traitement adapté qui, malgré la fatigue qu’il génère, ne freine en rien sa soif de vivre et son appétit pour le sport.
- KCNB1 est une maladie neurologique rare liée à l’épilepsie et à des troubles moteurs importants.
- Maé bénéficie d’un traitement médical important, source de fatigue permanente.
- Le suivi médical est assuré par un centre spécialisé à Lyon.
- La maladie reste peu connue, avec très peu de cas recensés dans le monde.
| Aspect | Description |
|---|---|
| Type de maladie | Maladie génétique rare KCNB1 |
| Nombre de cas en France | Une dizaine lors du diagnostic initial |
| Cas estimés dans le monde | Environ 200 |
| Conséquences | Dégénérescence neuromusculaire et troubles cognitifs |
| Traitement | Thérapie lourde avec effets secondaires importants |
Malgré ces défis, Maé incarne une énergie inépuisable. Son triathlon dans le Jura est la preuve qu’avec du sport adapté et l’appui d’une famille soudée, il est possible de repousser les limites que certains jugeraient infranchissables.
Le triathlon comme vecteur d’espoir et d’inspiration
Ce défi familial dans le Jura dépasse le simple cadre sportif. Il s’inscrit dans une démarche solidaire, proche des initiatives qui mobilisent la communauté du triathlon à travers la France, notamment à l’approche du Téléthon. Ce moment unique rappelle à tous que le sport, y compris dans ses formes adaptées, unit et donne du courage.
- Le triathlon adapté, un sport accessible et motivant pour tous les âges et capacités.
- Un engagement familial fort, symbole d’unité et de combativité.
- L’importance des initiatives solidaires, comme celles relayées sur ce site : Feurs Triathlon et le Téléthon, Mâcon Triathlon.
- Des exemples d’autres défis sportifs inspirants, comme le défi Ironman 70.3 de Joris Genevois.
Chaque étape franchie par Maé laisse entrevoir un horizon de possibles encore plus grands, une invitation à croire en soi et à cultiver la joie du dépassement.


