Cette saison 2026 de triathlon prend une dimension particulière pour la France. Alors que plusieurs athlètes franchissent les frontières européennes pour tenter leur chance en Coupe d’Europe, deux représentantes tricolores se distinguent à l’international. Ilona Hadhoum et Candice Denizot, deux combattantes acharnées de l’équipe française, se retrouvent à Chengdu, en Chine, pour une coupe du monde où l’enjeu dépasse la simple performance. Entre acclimatation difficile, parcours technique et volonté farouche de marquer des points au ranking mondial, ces deux talentueuses triathlètes incarnent parfaitement l’esprit de dépassement conjugué au plaisir intense du sport endurance.
D’un autre côté, la coupe d’Europe de Caorle en Italie attire de nombreux Français, issus des catégories élite et juniors, prêts à en découdre sur un parcours vélo réputé pour être exigeant et nerveux. Baptiste Passemard, Martin Hubner, Adel Rassineux ou encore Léa Reviglio figurent parmi ces athlètes qui espèrent se mettre en valeur et tirer bénéfice de ce contexte quasi « à domicile ». Cette dualité dans la compétition illustre toute la richesse de la scène triathlon française, capable à la fois de briller à l’international et de faire souffler un vent dynamique sur le circuit européen.
Triathlon à Chengdu : un défi d’acclimatation et de technique pour Hadhoum et Denizot
Quand tu te retrouves à Chengdu pour une coupe du monde, la première bataille, c’est contre le climat. Ilona Hadhoum m’a confié que les 30 à 35 degrés couplés à une humidité élevée rendent la gorge sèche rapidement, compliquant la gestion de l’effort. Arriver cinq jours avant la course reste indispensable pour absorber cette chaleur et préparer ton corps, un précieux conseil que j’ai moi-même appris au fil des années lors de compétitions sous des latitudes exotiques.
Le parcours présente un vrai challenge technique, surtout sur le vélo avec ses virages serrés et des relances toniques. Candice Denizot décrit la course comme « dense » et comparable à celle de Lanzarote, où la tactique et la gestion des relances imposent un niveau élevé. S’imposer dans de telles conditions relève autant d’une préparation physique et mentale que d’une stratégie fine. L’objectif des deux Françaises est clair : aligner une course complète, solide dans les trois disciplines, pour progresser au classement mondial et s’ouvrir davantage de portes sur le circuit international.
Les trois clés pour performer dans une coupe du monde à Chengdu
- Acclimatation climatique : prévoir une arrivée anticipée pour permettre au corps de s’adapter à la chaleur et à l’humidité.
- Maîtrise technique : reconnaissance rigoureuse du parcours vélo afin de gérer au mieux les virages et relances.
- Gestion mentale et physique : équilibrer intensité et récupération pour donner le maximum sur chaque segment.
La Coupe d’Europe de Caorle : un terrain de jeu stratégique pour les tricolores
Le rendez-vous à Caorle, en Italie, n’est pas en reste côté ambiance et niveau. Baptiste Passemard, licencié à Poissy, se montre optimiste : « On va presque courir chez nous. L’ambiance va être bonne et ça va faire du bien d’être entouré de copains avec qui on partage les mêmes qualités, notamment en natation et cyclisme ». Ce climat familier autorise un peu plus de prise d’initiative, comme une échappée vélo, pour s’amuser dans une épreuve souvent nerveuse où la densité de la concurrence oblige à rester affuté et vif.
Le parcours vélo, très technique et ponctué de nombreuses relances, nécessite un travail de fond sur la puissance et la cadence, mais aussi sur la capacité à relancer rapidement après un effort intense. Cette épreuve au format sprint (élite) et super-sprint (juniors) est l’occasion parfaite pour les jeunes talents de se mesurer à des coureurs expérimentés dans un contexte très compétitif.
Un tableau de la participation française à Caorle
| Catégorie | Nom | Club | Objectif |
|---|---|---|---|
| Élite Homme | Baptiste Passemard | Poissy | Stratégie d’échappée vélo, podium |
| Élite Homme | Martin Hubner | – | Top 10 |
| Junior Homme | Adel Rassineux | – | Expérience internationale |
| Junior Femme | Léa Reviglio | – | Performances et découverte du circuit |
Du dépassement de soi à l’équilibre : des enseignements partout dans le trioathlon français
En suivant le parcours de ces athlètes, on trouve une belle leçon de discipline doublée d’un esprit de camaraderie unique. Dans le triathlon, la rigueur est la base du succès, mais la passion doit toujours faire vibrer. Hadhoum et Denizot à Chengdu démontrent qu’en ciblant des objectifs précis et en s’adaptant aux conditions, on peut franchir des caps importants.
À Caorle, c’est la diversité des profils et des ambitions qui forge la richesse du collectif français, avec une relève pleine d’énergie prête à poursuivre la tradition d’excellence. J’ai toujours vu dans ces moments la force d’un groupe qui dépasse ses limites tout en cultivant ce plaisir simple de courir, nager, pédaler ensemble.
Pour t’inspirer davantage sur les performances françaises actuelles, ne manque pas cet article sur Léa Houart qui se distingue en Coupe d’Europe, ou encore celui qui retrace la dynamique d’une équipe engagée, visible dans les préparations et la compétition autour de la France avec Denizot, Hadhoum et Hubner.





